Archives de catégorie : patrimoine

Visite des coulisses du Théâtre National de Nice et de la colline du Château de Nice

Dernièrement, les élèves de 4e du collège ont pu bénéficier d’une visite exceptionnelle, celle du Théâtre National de Nice. Accueilli par la responsable des publics, Jeanne Philippot, ils ont ainsi pu découvrir des locaux exceptionnels (l’ancien couvent des Franciscains de Nice sur la place Saint-François, installé au XIIIe siècle), mais surtout l’envers du décor. Depuis les gradins, ils ont pu comprendre comment fonctionnait une régie, où étaient installées les coulisses et comment elles servaient à alimenter un spectacle : loges, espaces des costumes, manipulation des éclairages, mais aussi salle de répétition… dévoilant ainsi les très nombreux métiers qui permettent le spectacle et le jeu des acteurs. 

L’occasion était trop belle de ne pas découvrir également la colline du Château de Nice, haut-lieu de notre histoire commune. Avec, pour commencer, un arrêt devant la plaque commémorant les victimes de la Shoah, pour introduire le travail de mémoire de l’an prochain. Puis, à la découverte des vestiges de l’ancien château, fortifications et donjon, ancienne cathédrale et fouilles archéologiques mises en perspective pour expliquer que Nice fut « la plus formidable forteresse d’Europe » pour reprendre les paroles du maréchal Vauban. Et depuis le Château, comprendre comment Nice s’est développée, avec le port Lympia d’une part, avec la ville de villégiature de la Belle Epoque d’autre part, le long de la Promenade des Anglais et des collines aux multiples palais de l’aristocratie européenne : la villa du Tzar de toutes les Russies et l’hôtel de la Reine Victoria ! 

Une belle découverte mêlant les éléments de la culture niçoise qui en font une ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. 

Classes Nissart et Patrimoine

Visite Nice Baroque

Les élèves des sections Nissart et Patrimoine (de la 5e à la 3e) du collège sont partis à la découverte du patrimoine niçois lors d’une visite guidée des édifices religieux de la ville.

Nice, connue pour être « la frontière du Baroquisme » pour reprendre l’appellation donnée par un grand historien, est un exemple majeur en France. De nombreux édifices sont classés au titre du Patrimoine, certains reconnus au niveau de l’Unesco.

Mais il s’agissait également d’en apprendre le vocabulaire, d’en comprendre la réalisation dans le contexte de la contre-réforme catholique des XVIIe et XVIIIe siècles, et surtout de pouvoir en comparer les réalisations avec celles de notre vallée (Vésubie). En tous points semblable, ce type de patrimoine montre combien les sensibilités étaient les mêmes en montagne comme sur le littoral. Combien les influences se sont propagées, et souvent les artistes itinérant qui ont œuvré à leur réalisation.

Un bel exemple de monde connecté qui souligne les liens étroits les territoires, en suivant la « Route du Sel ». 

Visite Musée Masséna

Le Musée Masséna présente cette année une exposition exceptionnelle sur les traditions niçoises, composante essentielle du patrimoine immatériel local.

Faisant le lien entre la ville et la montagne, elle présente un parcours très original sur l’année, en traversant les différentes saisons, ses fêtes, sa gastronomie, sa sensibilité… C’est un guide lui aussi exceptionnel qui a pu mener nos élèves des sections Nissart et Patrimoine (de la 5e à la 3e) à la découverte de l’identité niçoise : Jean-Pierre Barbero, le Conservateur du Musée, qui a eu la gentillesse de nous accompagner dans cette visite. Une chance puisqu’il en est aussi le concepteur.

Les élèves ont ainsi pu comprendre comment une tradition évolue, preuve de sa vitalité, de son appropriation par les nouvelles générations… Et comment elle permet de vivre une identité pleinement comprise et ouverte. Un beau modèle de vivre-ensemble.

Merci à M. Barbero pour cette exceptionnelle découverte. 

Visite château Grimaldi Cagnes

Les élèves de la Section Patrimoine (4e-3e) du collège ont visité dernièrement le château des Grimaldi à Cagnes-sur-Mer. Cette visite s’inscrit dans le projet de la Délégation pour l’art et la culture de l’Académie, en lien avec le château de Versailles, autour du thème « Vivre au château au XVIIe s ».

Grâce au guidage de M. Esteban, médiateur culturel de la mairie de Cagnes, nos élèves ont pu découvrir comment un château médiéval a pu être transformé, au début du XVIIe siècle, en demeure aristocratique de plaisance. Comme le fut également le pavillon de chasse de Louis XIII, devenu par la volonté de son fils le Versailles que nous connaissons.

La grande famille des Grimaldi représente alors un modèle d’intégration dans l’Etat français naissant. Les influences artistiques du seigneur Jean Henri y sont nettement méditerranéennes, mais permettent de comprendre comment le lieu peut devenir un centre de pouvoir.

La « clou de la visite »  fut la découverte du salon d’apparat, vaste salle de réception ornée d’une cheminée monumentale aux armes de la famille. Son plafond, décoré d’une majestueuse « chute de Phaéton », symbole de la punition des dieux pour les hommes trop ambitieux, était là pour rappeler que tout pouvoir avoir une fin ! Un modèle à méditer. Les élèves auront tout loisir de le faire au travers d’une mise en scène qu’ils préparent.

Sortie du club patrimoine à Villefranche

Sur les traces des fortifications du XVIe siècle, les élèves du club patrimoine ont découvert la citadelle de Villefranche mais aussi le fort du Mont Alban. Le temps était avec nous ! Depuis les fossés, les élèves ont découvert l’intérêt du système bastionné, destiné à absorber la force nouvelle de l’artillerie de campagne. Les murs sont d’ailleurs percés de canonnières…
Puis, ce fut la découverte du port militaire, où étaient construites et remisées les galères de Savoie, le bassin de la « forme des galères », et jusqu’à l’ancien lazaret.
Enfin, pour compléter le système défensif, le groupe s’est dirigé vers le fort du Mont Alban, position clé entre Villefranche et l’ancien château de Nice qu’il devait couvrir… mais qui connu à chaque invasion une destiné tragique, incapable de tenir son rôle. Le fort est entouré d’un système bas de défenses, retranchements, redants et saillants, que bien souvent les visiteurs ne reconnaissent pas. Pas les élèves du club patrimoine, attentifs à chaque détail du terrain.
Prochaine étape, le château de Nice, ou du moins les dernières traces de ce qui fut « la plus fabuleuse forteresse d’Europe » (citation apocryphe de Vauban).

Le château de Loda (re)découvert au petit matin

Nouvelle sortie du Club Patrimoine, cette fois sur le site de l’ancien château de Loda. La première épreuve fut de trouver l’ancien chemin, depuis l’église de l’ancien castrum. La découverte débute par ce qui semble avoir été l’accès, protégé par les restes d’une ancienne tour que les élèves ont identifiée grâce à l’épaisseur de ses murs. Appuyée sur la roche en place, le bâtiment est encore en partie en élévation. Une deuxième partie du château a été dévoilée en retrouvant les murs périphériques de l’enceinte : de longs murs qui se terminent cette fois sur des à-pics qui ne laissent aucune possibilité d’accès à un éventuel assaillant. Enfin, il a été possible d’accéder au coeur du château, où se trouvaient la maison seigneuriale (ou forte) dont il reste encore de nombreux murs que les élèves ont pu également retrouver. L’un d’eux est encore en élévation sur près de 180 cm ! Le bâtiment est effondré « sur lui-même ».
Le château médiéval, appelé Castel Fortis sur les anciens cadastres s’est peu à peu dévoilé aux jeunes explorateurs.
Dernière surprise, en repartant, sous les murs de l’ancienne fortification, une bout de meule en grès (alors que l’environnement lithique est exclusivement constitué de calcaire)… Car c’est toujours dans les dernières minutes des explorations que se révèlent les plus belles découvertes !

Le club patrimoine sur les cimes de l’Authion

Le Club Patrimoine sur les cimes de l’Authion, à la découverte des forts de la ligne Maginot, mais aussi Séré de Rivières, et des retranchements de l’armée sarde à l’époque Révolutionnaire…
Ce sont 500 ans d’histoires que les élèves du club ont découvert sur site. Depuis la défense contre les Gascons de François 1er (1516) ; en passant par les guerres du XVIIIe siècle (face aux invasions françaises, jusqu’à la Révolution) ; puis à l’installation des Chasseurs alpins à Cabanes Vieilles et dans les différentes casernes du site ; à la création de la première ligne de défenses fortifiées modernes du général Séré de Rivières fin XIXe siècle ; à la fameuse ligne Maginot (années 1930).
Les élèves du Club ont découvert un lieu chargé d’histoires, théâtre de nombreux affrontements militaires. Si des logiques différentes ont animé chacune de ces périodes, les traces de ces conflits ont marqué profondément le territoire de la montagne niçoise. Après avoir recontextualisé chacun des sites, ils ont été amenés à réfléchir à la notion de patrimoine et à sa conservation dans ces conditions extrêmes de la haute montagne. L’Authion, clé de la défense des Alpes maritimes !

Musée Masséna, au cœur de l’histoire de Nice

23 septembre 2024

Ce lundi, la section patrimoine a débuté son étude des « Seigneuries et châteaux du Comté de Nice » par la visite du Musée Masséna.

A la découverte d’un bâtiment exceptionnel, d’une trajectoire familiale originale jusqu’aux sommets de la noblesse européenne (le Prince d’Essling).
Notre guide s’est appliquée à souligner l’importance de la famille Masséna et son lien indéfectible avec Nice alors même que débutait pour la cité azuréenne le phénomène touristique qui amena sur la Côte les têtes couronnées européennes.

Un grand merci à l’équipe du Musée, à notre guide, pour la gentillesse et la qualité de l’accueil.

Prochaine étape, les forts du massif de l’Authion.